Réduire son empreinte carbone numérique, c’est possible ? On imagine bien qu’utiliser un smartphone ou un ordinateur peut être source de pollution, mais sans savoir le quantifier. Sieli.fr vous donne 10 astuces pour réduire durablement et facilement votre empreinte carbone numérique.

réduire son empreinte carbone numérique
Photo de EKATERINA BOLOVTSOVA – Pexels

La pollution numérique, une réalité en constante progression

Saviez-vous qu’il existait près de 1,78 milliard de sites web (juin 2020) et qu’un seul de ses sites web générait 4,61 grammes de CO2 à chaque page consultée ? Le secteur du numérique représente ainsi près de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (2,5% en France de l’empreinte carbone), soit l’équivalent des émissions de GES de tous les camions du monde, ou encore de pays comme le Canada et l’Allemagne ! A quoi cela est dû ? Prenons l’exemple de la France :  la phase de production des terminaux représente 70 % de notre empreinte carbone du numérique ; les terminaux (en particulier les écrans et téléviseurs) génèrent l’essentiel des impacts environnementaux (de 65 à 92%), suivi des centres de données (de 4 à 20%) puis des réseaux (de 4 à 13%).

Les spécialistes sont assez inquiets et estiment que les émissions en GES du numérique pourrait augmenter de manière significative si rien n’est fait : jusqu’à + 60 % d’ici à 2040 avec une consommation d’énergie du numérique aujourd’hui en hausse de 9 % par an. Il est possible de la ramener à 1,5 % par an en adoptant la « sobriété́ numérique » comme principe d’action.

« Aujourd’hui, 85 % des Français déclarent vouloir réduire le bilan environnemental du numérique. »

Comment réduire concrètement mon empreinte carbone numérique ?

Limiter les pièces jointes de vos mails

Envoyer un mail comprenant une pièce jointe de 1 MB revient à générer la même quantité́ de GES que celle causée par la production d’un sac en plastique. Vous aimez partager vos photos de vacances à vos amis ? Eh bien sachez également qu’envoyer une photo de vacances de 1 Mo à dix amis équivaut à parcourir 500 mètres en voiture !

Trier sa boîte mail et réduire l’envoi de mail

Effacer 30 mails, c’est économiser l’équivalent de l’énergie consommée par une ampoule en une journée. Et si vous êtes envahis par les newsletters et mails en tout genre dont vous ne savez que faire, des outils comme Cleanfox peuvent vous aider à faire le tri. Un mail stocké, non ouvert ni supprimé, c’est 0,3 grammes de CO2 émis. Faire le tri, c’est, en plus de faire un geste pour la planète, vous vider l’esprit !

Débrancher vos appareils

Ne pas éteindre son ordinateur pour gagner du temps le matin, brancher son téléphone toute la nuit, laissez les appareils en veille branchés en veille, conserver la box internet allumée durant notre absence, etc. Nous avons toutes et tous fait ces gestes sans penser aux conséquences écologiques qu’ils pourraient engendrer. Plutôt que de vous faire culpabiliser, pensez pratique : des appareils débranchés, c’est environ 80€ d’économie sur sa facture énergétique annuelle !

Privilégier le wifi plutôt que la 4G

La 4G consomme 23 fois plus d’énergie que le wifi. Une fois que nous avons dit cela, tout est dit.

Télécharger plutôt que regarder en streaming

Les vidéos en ligne sont responsables de près de 1 % des émissions mondiales de CO2 ! Lorsque vous téléchargez une vidéo, une musique ou tout autre fichier, le serveur ne transmet les données qu’une seule fois contrairement au fait de les consulter en streaming. L’avantage ? Vous pourrez les consulter ensuite même en ne disposant pas de connexion internet ! Idem pour la haute définition, très gourmande. Si vous n’en ressentez pas l’utilité, privilégiez la basse définition, qui vous offrira en plus un temps de téléchargement plus rapide.

Utiliser un moteur de recherche écologique

Connaissez-vous le moteur de recherche français Lilo ou l’allemand Ecosia ? Ils sont aussi efficaces que leur concurrent Google et ils font un geste pour la planète. Comment ? Ecosia reverse une large part de ses bénéfices publicitaires à des associations qui plantent des arbres là où le besoin de reforestation se fait ressentir. Lilo, quant à lui, finance des projets solidaires choisis par ses utilisateurs.

Réduire l’utilisation des appels et des réunions en visio

Le confinement a vu permettre la mise en place du télétravail, et avec ce dernier, la mise en place de visioconférences. Mais saviez-vous qu’utiliser Zoom, Skype ou encore Teams équivaut au visionnage d’une vidéo ? Pour réduire les dégâts, éteignez au moins la caméra (et en plus, comme ça, vous pourrez économiser une douche et rester en pyjama !).

Conserver, faites réparer vos appareils et acheter du matériel reconditionné plutôt que neuf

Saviez-vous qu’un smartphone peut être utilisé pendant au moins 5 ans et un ordinateur portable plus de 10 ans ? Votre appareil n’est plus réparable ? Alors passez au reconditionné. Ne pensez pas pour autant que ce terme signifie que vous ferez l’acquisition d’un appareil de seconde main prêt à rendre l’âme une fois qu’il ne sera plus garanti, il n’en est rien. Le reconditionné, c’est un appareil comme neuf, contrôlé, parfois comme sorti de magasin, pour un prix moindre. Une belle occasion en somme !

Recycler ou donner plutôt que de jeter

720 millions de téléphone sont jetés chaque année dans le monde, c’est près de 350 000 téléphones jetés par jour ! En France, les téléphones jetés chaque année représente près de 2129 tonnes de déchets ! Votre appareil a fini par rendre l’âme ou vous avez céder aux sirènes d’un smartphone dernier cri ? Plutôt que de jeter votre appareil ou les laisser au fond d’un tiroir, donnez-les. Recycler, ils seront moins polluants ; donner, ils pourront toujours servir à quelqu’un qui n’a pas les moyens de s’en offrir un neuf, ni reconditionné.

Limiter votre usage du Cloud

Si ce nuage est invisible, son impact écologique quant à lui, est bien réel ! Pensez à toutes ces photos stockées sur votre Cloud : quand les avez-vous consultées pour la dernière fois ? Et est-ce bien utile d’en conserver autant ? Une fois que vous aurez répondu à ces deux questions, vous verrez que le tri semble s’imposer comme une évidence et que réduire son empreinte carbone numérique ne passe que par des gestes simples. C’est l’équivalent d’environ 6,4 millions de tonnes de dioxyde de carbone qui sont rejetées dans l’atmosphère chaque année à cause de ces photos et documents stockés et inutilisés. Une alternative au cloud ? Le stockage en local, sur une classique clef USB ou un disque dur. Et si vous ne pouvez pas vous en passer, des alternatives écologiques existent comme Leviia, le stockage français écologique.

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